24 juin 2006
Dégustation Ursine
Chers touristes qui allez venir vous faire plumer par les Pyrénéens qui vous feront croire que vous verrez des Ours, le F.I.L.O.U. tient à vous rappeler quelques règles de base avant votre séjour :
1. Ne nourrissez pas trop les enfants, quand ils sont trop gras ils deviennent vite écœurants et en plus ça fait monter notre cholestérol.
2. Munissez chaque nourrisson d'un bâton pointu d'une longueur équivalent à 1.5 fois sa taille. Ils serviront de zakouski à l'apéro (c'est un mot slovène).
3. Dans la voiture, sur l'autoroute, réglez la clim' sur 18°, vous arriverez plus frais et plus comestibles. Nous ne serons pas obligés de vous faire mariner avant dégustation. A 22°, vous sentez le rance et à 15° vous avez la goutte au nez, ce qui n'est pas appétissant.
4. Les touristes alcooliques sont priés de se mettre à l'Izarra vert (produit local) pour des questions gustatives.
5. Faites marcher Mémé derrière les autres, elle est diabétique et le dessert vient toujours à la fin.
Les visiteurs portant autour du cou une photo d'eux-mêmes en train de gifler Nelly Olin seront nommés Membres d'Honneur du F.I.L.O.U. Idem pour ceux qui auront réussi à garer un 4x4 dans la cour du Ministère de l'Ecologie.
Venez vite, j'ai une petite faim...
Bien à v'ours,
L'Ours Libre
27 juin 2006
Michel Charours
Question écrite n° 23403 de M. Michel Charasse (JO Sénat du 01/06/2006 - page 1477) :
"A la suite de la récente ordonnance de référé du Conseil d'Etat du 9 mai 2006, approuvant l'introduction forcée d'ours sauvages dans les Pyrénées françaises, M. Michel Charasse demande à Madame la Ministre de l'Écologie et du Développement Durable quelles mesures elle a prises ou compte prendre pour faire connaître clairement aux ours que les conseillers d'Etat étant leurs amis et leurs protecteurs, il serait particulièrement malvenu, ingrat et inconvenant qu'un de ces honorables magistrats perdu en forêt ou simple promeneur dans les Pyrénées, soit agressé ou dévoré par un ours.
Il lui demande en outre si, pour tenir compte des considérants de l'ordonnance précitée selon lesquels l'Etat a pris les mesures nécessaires "pour prévenir et réparer les conséquences dommageables pouvant résulter du maintien de la population oursine", des dispositions ont bien été prévues pour remettre un Conseiller d'Etat agressé, déchiré ou dévoré par un ours au cours d'une promenade dans les Pyrénées, dans son état primitif."
Réponse du F.I.L.O.U. :
Cher Monsieur Charasse,
Merci de nous avoir confirmé que les Conseillers d'État étaient dans un "état primitif". Nous avons le plaisir de vous nommer Membre d'Honneur du F.I.L.O.U. N'hésitez pas à venir nous voir dans les Pyrénées. Nous n'avons pas encore de gorilles, mais votre protection rapprochée sera assurée par deux grizzlys du GIGN (Groupement Interursin des Gros Nounours).
D'autre part, si - dans votre célèbre collection de bretelles - vous en avez qui ne servent plus, merci de nous les apporter. Après l'hibernation, nous avons la peau qui pendouille un peu.
Quant aux gorilles, si vous aviez la bonté d'expliquer à Madame Olin que ça n'urge pas...
Bien à v'ours,
L'Ours Libre
14 août 2006
Nous avons bien ri
Depuis quelques semaines, les Pyrénées sont envahies de blaireaux en short et sandalettes (portées avec des chaussettes) venus voir des Ours. Bien entendu - comme nous ne sommes pas fous - ils n'en n'ont pas vu (sauf une fois, où un copain a voulu tester la vitesse de pointe d'un touriste en train de déféquer dans son short). Mais, pour les consoler, les Offices de Tourisme et les boutiques à pigeons leur ont fait la totale : T-shirts, autocollants pour la Kangoo (ça fait Indiana Jones de rouler en Kangoo dans le 6ème arrondissement), Ours en peluche, Ours en bois, tout y est passé.
Ces vaches à lait estivales n'ont pas vu d'Ours, mais ils ont bien vu les chiens... Vous savez ce que c'est qu'un patou ? Un chien à qui il ne manque que la trompe pour faire un mammouth et qui est censé défendre les troupeaux. En fait il aboie fort, mais ne nous attaque jamais (pas fou le chien, la dernière fois qu'ils ont essayé on a fait du pâté de patou). Par contre, quand un touriste veut lui faire guili-guili, là ça se gâte ! Le patou n'est pas vraiment un chien de salon. J'ai le souvenir d'essaim de touristes redescendant meurtris dans la vallée en agitant leur petites fesses blanches découvertes par le meilleur ami de l'homme. On dit que les éleveurs pyrénéens ne sont pas contents... faux ! les éleveurs de patous sont ravis.
Nous avons bien ri, vous dis-je...
Bien à v'Ours
L'Ours Libre
23 août 2006
Et cinq qui font ? rien !
Ça y est, une cinquième kidnappée a été larguée dans les Pyrénées. Commentaire de la Ministre du Développement du Râble : "le cinquième lâcher permet d'assurer la pérennité d'une espèce protégée". Mais bien sûr ! Il faut au minimum 50 individus pour qu'une population se perpétue... il y en a une petite vingtaine dans les Pyrénées. Ça s'appelle un mensonge pur et dur, mais il faut bien que cette pauvre femme tente de justifier ce plan idiot. Et puis elle doit être tellement contente que ce soit fini, que les écolos et les éleveurs l'oublient enfin un peu. Ministre tranquille, une espèce en voie d'apparition.
Mais ne vous y trompez pas, c'est de l'attrape-couillon, on veut vous faire croire qu'on s'intéresse aux Ours, alors qu'on s'intéresse à votre portefeuille. L'association partenaire du Ministère dans cette opération est un organisme de développement touristique. L'Ours est pour leur vallée comme Bernadette Soubirous pour Lourdes : un business.
Alors tant pis pour les Ours déracinés et parachutés dans un milieu où ils n'ont aucune chance. Belle écologie...
Bien à v'Ours,
L'Ours Libre
26 août 2006
Sans Commentaire
Mamie Nelly : les Ours ne lui disent pas merci


