14 août 2006
Nous avons bien ri
Depuis quelques semaines, les Pyrénées sont envahies de blaireaux en short et sandalettes (portées avec des chaussettes) venus voir des Ours. Bien entendu - comme nous ne sommes pas fous - ils n'en n'ont pas vu (sauf une fois, où un copain a voulu tester la vitesse de pointe d'un touriste en train de déféquer dans son short). Mais, pour les consoler, les Offices de Tourisme et les boutiques à pigeons leur ont fait la totale : T-shirts, autocollants pour la Kangoo (ça fait Indiana Jones de rouler en Kangoo dans le 6ème arrondissement), Ours en peluche, Ours en bois, tout y est passé.
Ces vaches à lait estivales n'ont pas vu d'Ours, mais ils ont bien vu les chiens... Vous savez ce que c'est qu'un patou ? Un chien à qui il ne manque que la trompe pour faire un mammouth et qui est censé défendre les troupeaux. En fait il aboie fort, mais ne nous attaque jamais (pas fou le chien, la dernière fois qu'ils ont essayé on a fait du pâté de patou). Par contre, quand un touriste veut lui faire guili-guili, là ça se gâte ! Le patou n'est pas vraiment un chien de salon. J'ai le souvenir d'essaim de touristes redescendant meurtris dans la vallée en agitant leur petites fesses blanches découvertes par le meilleur ami de l'homme. On dit que les éleveurs pyrénéens ne sont pas contents... faux ! les éleveurs de patous sont ravis.
Nous avons bien ri, vous dis-je...
Bien à v'Ours
L'Ours Libre
23 août 2006
Et cinq qui font ? rien !
Ça y est, une cinquième kidnappée a été larguée dans les Pyrénées. Commentaire de la Ministre du Développement du Râble : "le cinquième lâcher permet d'assurer la pérennité d'une espèce protégée". Mais bien sûr ! Il faut au minimum 50 individus pour qu'une population se perpétue... il y en a une petite vingtaine dans les Pyrénées. Ça s'appelle un mensonge pur et dur, mais il faut bien que cette pauvre femme tente de justifier ce plan idiot. Et puis elle doit être tellement contente que ce soit fini, que les écolos et les éleveurs l'oublient enfin un peu. Ministre tranquille, une espèce en voie d'apparition.
Mais ne vous y trompez pas, c'est de l'attrape-couillon, on veut vous faire croire qu'on s'intéresse aux Ours, alors qu'on s'intéresse à votre portefeuille. L'association partenaire du Ministère dans cette opération est un organisme de développement touristique. L'Ours est pour leur vallée comme Bernadette Soubirous pour Lourdes : un business.
Alors tant pis pour les Ours déracinés et parachutés dans un milieu où ils n'ont aucune chance. Belle écologie...
Bien à v'Ours,
L'Ours Libre
26 août 2006
Sans Commentaire
Mamie Nelly : les Ours ne lui disent pas merci

